Mortgage ? Allons vous avez tous au moins reçu une offre. Comme me le disais très justement l'ancien président de l'aldil.
Le SPAM c'est Mortgage et Enlarge. Fais ton choix
Donc les mortgages sont des crédit hypothécaires. Il s'agit d'une dette sécurisée sur un bien immobilier. Comment sont ils octroyés ?
- La limite est dabord un pourcentage de la valeur du bien. Ca peut aller jusqu'à 100%.
- Votre capacité à rembourser. Quels revenus pouvez vous prouver
- Votre historique de crédit. Payez vous régulièrement les mensualités de vos autres dettes ? On part pour 25 ans donc le banquier va être très regardant la dessus
Si vous ne satisfaites pas les critères du banquier vous aller avoir beaucoup de problème a obtenir votre mortgage. Mais contrairement à ce qui se passe en France, si vous jugez nécessaire de releverager (ré endetter) votre bien pour pouvoir libérer une partie du capital pour satisfaire d'autre besoin, pas de problème. La limite c'est la valeur du bien. Dans un marcher haussier comme ça a été le cas récemment, il est très facile en cas de problème de transférer une partie de vos dettes de carte de crédit dans votre mortgage. Quand le marcher est baissier, la pression se fait sentir pour que vous ne soyez pas endettés à plus de 100% de la valeur du bien.
Le petit hic dans cette histoire est que le banquier est plus sensible a la valeur du bien qu'il va pouvoir saisir en cas de défaut qu'à votre capacité à rembourser.
Le Sub Prime
Un client avec un bon historique de crédit et des revenus stables est un bon client. Un client prime. On se l'arrache (entre banquiers). Les autres, n'intéressent que très peu. Oui mais voila les autres ne sont pas tous mauvais. Certains entrepreneurs ou professions libérales ne sont pas en mesure de justifier de revenus stables mais ils ont quand même pas mal d'argent.
Ce sont donc des clients subprime. On ne leur demandera pas de prouver leurs revenus mais simplement de certifier sur l'honneur ce qu'ils seront capables de fournir. On s'en fout on est protégé car en cas de défaut, on peut toujours saisir le bien. Le risque étant plus important, on demandera quand même à ses clients de payer des intérêts plus élevés.
La clé de ce système c'est qu'on fait confiance au client pour évaluer raisonnablement ses revenues.
La titrisation
On va essayer de faire simple. Les banques doivent affecter une partie de leur captial à chaque prêt consenti. C'est une sorte de provision pour faire face au risque de défaut. Cependant un prêteur ne fait que peu de bénéfices sur le prêt lui même. Il le fait sur les frais de dossier qu'il reçoit lorsque le prêt est signé. S'il peut prêter de l'argent, se débarrasser du risque et libérer le capital pour pouvoir prêter à nouveau, il sera plus rentable. C'est la que la titrisation entre en jeu. Sur le principe cela consiste à transmettre les revenues et les risques liés au fait de prêter de l'argent à d'autres investisseurs. Pendant ce temps les banques débarassés de ce risque peuvent à nouveau prêter de l'argent. Les banques d'affaires et les agences de notations qui sont les intermédiaires de cette activité vont quant à elles profiter des fees qui les rémunèrent sur cette activité.
La magie des statistiques fait le reste pour lorsque l'on souhaite titriser les prêts dit sub prime. On part du principe qu'il n'est statistiquement pas possible que tous ces prêts faire de faut en même temps. (Ok j'ai pris un gros raccourcis mais bon, je ne suis pas la non plus pour écrire une thèse sur la titrisation.)
La ou les stats ne marchent plus.
Le marché du subprime avait été perverti par des commerciaux peu scrupuleux qui utilisaient l'ouverture laissée par le peu de contrôle pour octroyer des mortgages suprime pour permettre a des gens ayant peu de revenus de s'offrir des bien immobiliers hors de leurs moyens. Pas question de rembourser mais si comme tout le laissait penser les prix continuaient à grimper, on pourrait utiliser cet avantage (rappelez vous 100% de la valeur du bien comme capacité maximum; si les prix montent, on a plus de capacité) pour renouveler le mortgage plus les intérêts accumulés. (Pour le commercial qui vent des mortgages et qui au passage ne fait généralement pas partie d'une banque, c'est coup double car il encaissera une commission lors du premier mortgage et des lors des éventuels renouvellement).
L'évaluation raisonnable des revenues était remplacée par de fausse déclarations, souvent du fait du commercial pour obtenir les prêts nécessaires à l'acquisition des biens toujours plus hors de prix.
La ou ça ne marche vraiment plus c'est quand les intérêts augmentent, rendant les mensualités plus élevées et lorsque les prix de l'immobilier baissent rendant les refinancement impossibles. Les statistiques ne marchent plus car la plus grande majorité des subprime était accordée à des clients qui n'avaient pas vocation à les rembourser.
L'effet domino se crée pare que toutes les banques d'affaires participaient à ce jeu et qu'elles s'étaient engager à assister les entités juridiques utilisés pour la titrisation. Par conséquent:
- Personne ne sait quels sont les engagements des autres et tout le monde devient suspicieux lorsqu'il s'agit de prêter de l'argent au voisin (pourra-t-il rembourser ?) Cela peut aller très vite car les banques entre elles se prêtent de l'argent tous les soirs pour faire face à leur besoins de liquidité respectifs.
- Elles doivent dans ces conditions accumuler de l'argent pour faire face à leur propres engagement envers les entités de titrisation qu'elles ont créés.
C'est tombé aux US mais que va-t-il se passer ici
En France, pas de problème. La prudence des banquiers vous protège d'un tel massacre.
Au UK, c'est plus difficile. En effet les subprime ici, ça existe. Lors d'une récent reportage sur la BBC j'entendais un pauvre père de famille (Pauvre dans le sens où vu sa situation, il va vraisemblablement tout perdre) à qui un commercial peut scrupuleux avait réussi a vendre un crédit pour une maison qu'il ne pouvait vraisemblablement pas garder. Les revenus de cette personne avait été transforme de £28,000 par an en £48,000 par an. Il avait réussi a obtenir un ou on rembourse seulement les intérêts. Le capital est sensé être remboursé en une fois à la fin. Cela implique d'avoir des revenue suffisant pour pouvoir économiser et faire le paiement à la fin. Une personne qui peut tout juste payer les intérêts va droit à la catastrophe.
Le plus triste c'est que ce n'ai vraisemblablement pas un cas isolé. Les banques quant à elles, au lendemain de la gueule de bois du subprime aux US sont en train de durcir les conditions de crédit pour tout le monde avec une approche très similaire à leur habitudes. Le plus important reste l'historique de crédit, ignorant totalement les aspects plus fondamentaux de leur métier.
Cela suffira-t-il a empêcher un crash ? La réponse bientôt.
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